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  • Éléonore Dessureault

5 conseils pour améliorer son alimentation !

L'alimentation est moins simple qu'on peut s'imaginer : manger fait partie de notre culture, c'est un besoin primaire, nous avons des préférences et des aversions alimentaires et ce qu'on mange a un impact sur notre santé. Beaucoup de gens sont préoccupés par leur alimentation et aimeraient changer certains comportements, mais pour toutes les raisons énumérées, ce n'est pas évident. Voici donc 5 conseils pour mieux s'y prendre et faire durer les changements dans le temps.


1. Reconnaitre (et régler) sa relation avec la nourriture

Selon moi, LA première étape pour être en mesure d'améliorer son alimentation, c'est d'apprendre à connaître et identifier sa relation avec la nourriture. C'est la première chose à faire pour éviter de retomber dans de vieilles habitudes.


Ce que je veux dire par reconnaitre sa relation avec la nourriture, c'est d'identifier si on est un mangeur émotif, un mangeur intuitif, un mangeur restrictif, un mangeur inconscient, un mélange de tout ça, etc. Le but étant de comprendre nos choix alimentaires dans différentes situations, pour ensuite pouvoir modifier certains comportements plus problématiques. La psychologie derrière l'alimentation est très importante, c'est pourquoi il est important de l'aborder. En d'autres mots : il est important d'identifier le point A avant de se diriger vers le point B, sinon, il y a de grandes chances qu'on ne prenne pas le bon chemin.


Lorsque notre relation avec la nourriture est troublée, il est important de rectifier la situation. L'expertise d'une psychologue peut être requis dans une telle situation.


2. S'éloigner des règles alimentaires

Les règles alimentaires strictes sont communes de nos jours : « Je ne peux pas manger plus que X calories. », « Je ne peux pas manger X groupe alimentaire. », «À partir de demain, je ne mange plus de X.», etc. Cependant, la meilleure façon de changer nos habitudes, c'est de faire de petits changements réalistes. Les changements drastiques et les règles strictes ne se tiennent pas à long terme, alors à quoi bon ? De plus, la plupart du temps, les règles strictes qu'on à tendance à s'imposer ne sont pas conseillées par les professionnels de la santé, ni vérifiés par la science et peuvent nuire à la santé, alors qu'on vise le contraire.


Pour taire notre police alimentaire interne (la petite voix qui nous dit ce qui est correcte ou qui ne l'est pas), il faut déconstruire certaines pensées « toxiques ». La plupart du temps, cette petite voix provient de la culture des diètes et celle-ci à tendance à être plutôt culpabilisante. Voici donc quelques changements de mentalité qui pourront vous éloigner des règles alimentaires : « Est-ce que je le mérite ? » pour « Est-ce que j'en ai envie ? », « J'ai mangé un aliment très calorique, alors je dois maintenant me restreindre. » pour « J'ai mangé un aliment savoureux et je suite satisfait(e) » ou encore « Je mérite de manger avec plaisir, sans culpabilité. »


3. Trouver des recettes qu'on aime manger et cuisiner plus souvent

Je trouve important d'apprendre à cuisiner des recettes qu'on aime pour faire des changements dans notre alimentation. Je vois souvent des gens cuisiner des recettes qu'ils ne trouvent pas nécessairement bonne, juste parce qu'ils trouvent que ça a l'air « bon pour la santé ». Cependant, pensez-vous que vous seriez capable des repas qui ne vous satisfont pas gustativement parlant toute votre vie ? Si vous avez répondu oui, la réponse était non! ;) Plus sérieusement, c'est essentiel de satisfaire nos sens quand on mange si on veut avoir une belle relation avec la nourriture.


De plus, le fait de cuisiner favorise la saine alimentation, puisqu'on peut choisir des recettes qui correspondent à nos besoins et nos envies du moment. Les repas que nous cuisinons nous-même sont souvent plus nutritifs que ceux achetés tout fait ou du restaurant. Qui sait, peut-être vous découvrez-vous une passion pour la cuisine ?


4. Se fier au guide alimentaire canadien

Le dernier guide alimentaire est LA référence en matière de saine alimentation. L'assiette équilibrée est basée sur la science et elle peut facilement s'adapter à vos préférences alimentaires, sans restriction. Quoi demander de mieux ? ;)


Voici le lien vers le nouveau guide alimentaire canadien : https://guide-alimentaire.canada.ca/fr/conseils-pour-alimentation-saine/ameliorer-habitudes-alimentaires/ Sur cette page, vous retrouverez le guide, des conseils, des recettes, etc.


Certaines modifications peuvent être nécessaires selon vos besoins : si vous êtes sportifs, atteints d'un trouble de santé ou issus d'une autre culture, par exemple. C'est la raison pourquoi faire appel à une nutritionniste est toujours une bonne solution.




5. Se fier à ses signaux de faim et de satiété

J'entends souvent que si on s'écoutait, on mangerait tout le temps ce qui est « moins santé ». Cependant, notre corps ne nous ment pas et nous envoie les bons signaux aux bons moments. Il faut seulement apprendre à les écouter, ce qui n'est pas nécessairement simple. Voici le lien de l'article « Manger ce que tu veux, quand tu veux : vraiment ? » dans lequel j'abordait ce sujet plus en profondeur : https://www.centreneofit.com/post/mange-ce-que-tu-veux-quand-tu-veux-vraiment


La plupart d'entre nous avons grandi en apprenant à finir notre assiette pour avoir un dessert, en mangeant à des heures précises, etc. Quand on est très occupés, c'est normal de devoir prévoir des heures de repas et préparer une certaine quantité de nourriture, ce qui rend l'alimentation intuitive moins évidente. Par contre, il est toujours important de s'écouter et de respecter sa faim malgré l'horaire chargé.


Par exemple, si le diner est arrivée et que vous n'avez pas particulièrement faim à cette heure-là, rien de vous empêche de manger un peu moins et finir le reste un peu plus tard, quand la faim se fera ressentir. La même chose est possible si vous avez faim avant l'heure prévue. Vous pouvez manger une collation pour ne pas arriver au repas en étant affamé.


Reconnaitre la faim peut être facile ou difficile, selon votre style d'alimentation. Pour ceux qui ont plus de difficulté à observer leurs signaux de faim, vous pouvez porter attention à votre niveau d'énergie ou les gargouillement de votre ventre. Les maux de têtes et étourdissements peuvent aussi être un signe de faim. Par contre, vous ne devriez pas attendre d'être dans ces états avant de manger. La faim ne devrait pas être inconfortable.

Pour vous aider à reconnaitre la satiété (quand vous êtes pleins), vous pouvez manger tranquillement et observer quand la faim commence à disparaitre. À ce moment-là, vous pouvez prendre une petite pause et voir si oui ou non vous voulez continuer à manger. Ce processus n'est pas évident alors n'hésitez pas à faire appel à une nutritionniste qui pourra vous aider à identifier vos signaux de faim et satiété.



Dans tous les cas, n'oubliez pas que l'alimentation n'est pas seulement un besoin physiologique. Manger selon nos signaux de faim et de satiété n'est pas toujours possible, et c'est correct comme ça. Les raisons de manger sont très nombreuses, alors ne vous limitez pas à ça.

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