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Bouger pour manger ou manger pour bouger ?

«Je mérite ma barre de chocolat puisque je me suis entraîné pendant plus d'une heure aujourd'hui!» «Je me permets un peu de glucides après mon entraînement puisque je les ai brûlés de toute façon!» «Yes, l'entraînement est fait! Je peux maintenant aller manger mon cheat meal! »


Ces phrases sont très communes dans le monde de l'entraînement et j'aurais pu continuer longtemps comme ça. Je remarque que plusieurs personnes ont tendance à s'entraîner pour «mériter» leur repas, alors que manger est un besoin de base et la nourriture ne devrait pas se mériter...


Un peu de théorie...

Les aliments nous donnent du carburant. Les calories/nutriments sont utilisées par notre corps pour fonctionner. Sans nourriture, notre corps puise dans ses réserves (gras, muscles, etc.) pour créer de l'énergie. Ce sont nos réserves de glycogènes (glucides dans nos muscles) qui agissent comme notre principale source d'énergie et c'est donc ce qui nous permet de faire de l'activité physique sans que ce ne soit trop pénible. Il est donc important de consommer une bonne source de glucides avant nos entraînements (voir l'article «l'alimentation entourant l'entraînement» pour savoir quoi consommer, selon le temps avant votre activité physique).


Plusieurs personnes s'entraînent à jeun avec l'objectif de perdre du poids, puisque comme je l'ai écrit plus haut, notre corps puise dans ses réserves (de gras, entre-autre) pour créer de l'énergie. Par contre, une nuance importante à apporter est que lors du prochain repas, les réserves seront remplies à nouveau puisque notre corps est conscient qu'il a besoin de ces réserves pour survivre. Le seul avantage de bouger à jeun est pour se pratiquer à s'entraîner dans une zone de douleur plus grande qu'à l'habitude. En effet, lorsqu'on s'entraine à jeun, on puise dans les réserves de lipides pour créer de l'énergie et la sensation de fatigue se fait sentir plus rapidement. Il s'agit donc d'une stratégie pour les athlètes : s'entraîner à jeun permet de tester ses capacités mentales en faisant des efforts moins grands/longs. Lors d'une compétition, l'athlète est ensuite habitué de performer sous fatigue. L'entrainement à jeun est donc assez désagréable sur le coup. Puiser dans ses réserves est beaucoup plus exigeant physiquement que de prendre de l'énergie déjà disponible sous forme de glycogène dans nos muscles.



Les aliments comme source de motivation et/ou de récompense

Lorsqu'on bouge pour pouvoir manger, on met les aliments sur un piédestal et ils deviennent notre source de motivation. Par contre, cette relation avec la nourriture est plutôt malsaine et peut mener à des comportements alimentaires désordonnés ou même des troubles alimentaires. L'aspect de récompense crée un attrait pour l'alimentation et peut ensuite devenir une «obsession». Utiliser les aliments comme source de motivation est aussi problématique à long terme. L'alimentation est une source de motivation extrinsèque, c'est à dire qu'elle repose sur des facteurs externes. Ce type de motivation peut créer un sentiment de culpabilité lorsqu'on ne s'entraine pas, d'ailleurs. À l'opposé, la motivation intrinsèque opère quand on choisit de s'entraîner par plaisir et pour la satisfaction que ça nous apporte. Il y a plusieurs autres motivations à faire de l'activité physique que l'alimentation dont : le plaisir, le bien-être, la compétition/défi, la santé, la vie sociale et les émotions, etc.


Manger pour bouger : la solution pour des entraînements agréables

Comme expliqué plus haut, l'alimentation nous permet d'avoir de l'énergie et donc de mieux performer dans nos entraînements. C'est donc beaucoup plus agréable de s'entraîner après s'être alimenté et il sera plus facile de s'améliorer dans nos entraînements lorsque la réserve d'énergie est remplie.


Consultez une nutritionniste pour vous aider à comprendre vos besoins entourant l'entraînement!



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